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HISTOIRE

l'academVe royale

DES

SCIENCES

E T

BELLES LETTRES

J N N E' E M D C C L I .

" A S ERLIN CHEZ Haude et Spener, Libnires de la Cour & de fAcadémie Royale.

M D c c L I I l r~ I

narzsdsyCaOOt^le

Permis d'imprimef. i*. L. Morum de MaupertuU, Prélident.

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NOUVELLES EXPERIENCES

SUR LE SANG HUMAIN. FAB M, ELLER.

tons les Phénomènes qne la conûdéntion ittentive de la Nature nous offre^ il n'y en a point à mon avis de fi frappant que la Circulation de ce Fluide, (quoi- que d^l^emment modifié, dans les differens corps Telon Ilncention ou le befoin de la Nature,) par le moyen duquel tout corps fe forme, prend Ton accroîflement & fe reproduit. C'eft par ce fluide que Ia_ Nature débrouille & tire d'un germe inviliblé cette quan* ticé prodigieufe de Plantes & d'Arbres, suffi btenque les efpeces in- nombrables d'Animaux, qui par un dévelopement femblable fortentdlE débarraOènt4'aii point que le Microfixope le pins par^ r^ufe de A 1 repré-

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repréfeoter l nos yeux. Ec ponm - 1 - on s'ira aginer, que les Ft^es, ot^ les Gennes Métalliques, Ce produtTeitt d'une autre fiiçondans le fein de la terre? D'autant plus que nous voyons, que notre Globe même entretient une circulation perpétuelle dluimeurs pour le fouden de la végétation > & qu'aux endroits, cette humeftation commence , quelquefois^ à manquer, tout devient ftérile, & tout périt. Mais, comme ce n'eft pas mon bat à prefent de pourfuivre la Sève dans fon circuit à travers les Plantes , moins encore de remuiir les Vapeurs fulphnreufes & mercurielles dans les entrailles de la terre , pour ap* prendre de quelle manière ces erprtcs s'y prennent pour former leur embryon m^alUque , je bornerai mon difcours à l'examen de quel- ques Phénomènes que j'ai rencontré dans ce Fluide qui nous regarde de 0 prés f & auquel nous devons en quelque manière nôtre foroift* tioOf & principalement nôtre accroiffement & nôtre confervaticm.

Cette liqueur merveilleufe eft allez connu6 fous le nom de Sdng, ou de Mafle de Sangi mais trop peu approfondie par rapport aux fondions qu'elle a dans le corps humain , toutes différentes qu'elles puiflent être , & quelquefois oppofées les unes aux autres. Si loi^- tema que ce Sang bien conditionné parcourt avec cette vite0e prp- pordonée tant de millions de Vaifleaux , làns aucun empêchement & &ns la moindre interruption, nous voyons que l'homme fe porte bien, il eft robufte & gay, & &it ce dont il eft capable, avec ordre & précifîon. Mais otez à cet homme qui Te porte û bien la quantité requife de la malle du Sang par une blefitire , ou par rmcîiion de quelques gros Vûi&aux, vous vous aperceverez bientôt} que ft force diminuera à mefure que le Sang s'ecouIe, les yeux s'obrcurcis- fent par degré , les oreilles tintent, la langue feroidit, il tombe en foiblefle» le corps eft fecoué , la refpiiation s'arrête, il expire ; & de . cette &çon quelquefois, l'erprit le plus fubllme & l'entendement le flvM profond font contraints de s'étouffer tcwt d'un ^oup dans le Sang coagulé, auquel on o'i fût autre dommage que de l'avoir em- pêché

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pécfié d^ooe manière violenee de continuer fii drcitladoô.' ' Kbiu voyons arriver à peu près la même TragécUe, lorsqu'dn œoav^enc exccflîf pone te Sar^ avec ont de violence vers k tête qu'il s'arrécs trop dâns-le Cerveau, & emporte fouvent iin Athlète, ourhomme le plus robufte, pa un coup <f Apoplexie, en peu de minuces. Et encore, t^i eft ce qui ne fera pas furprts de voir le Sang trop énni & poofié (nr ttoe fièvre ardente /arrêter & enflammer tes enveloppes du Cerveaa ; ce qoï fait d'an bomme vertueux & Tage, en peu de mi* nutes quelquefois, un furieux, &d'unSocrate, on fou à lier. D'un antre cdté, nous voyons un changement bien étrange, lorsque ce nié^ me mouvement du Sang commence peu à peu à le rallentlr & à s'ar- Téter trop dans quelques vifceres du bas ventre, furcout dans le Me^ fentere ou dans la Ratte, ponr y engendre la bile noire, félon le fen- timene du Père de la Médecine^ Alors l'homme, qui autrefois étant le plus aimable, le plus fpirituel, & le plus dtvertiflant, change d'ho- . meur, d^ent fcmibre & taciturne, fuit fes ami», cherche la iblitude, eft&rouche; & la vie, quiliûétoitfi agréable auparavant, lui de- vient à charge, il fe l'àte avec violence,, s'il n'en eft pas empêché.

De quel jufle ^tonnement n'eft-on pas làifi lorsqu'on fut des réflexions un peu folides fur ces Phénomènes inexplicables , & qui deviennent tout à fait étranges, par cet empire abfblu dont la Mailé de Sang paroit s'emparer fur cet Etre immuable qui penfe en nous, & que fouvent cet Etre penfant devient la proye de la fimple qualité, ov quantité trop emuS ou trop tranquille de nôtre Sang, de forte que celprindpe de vie* S méconnoinkble alors, eft contraint bien Ibuvenc Si fe retirer, ou à quitter fon domicile? C'eft apparemment pour cette ndfon, que l'Antiquité la plus reculée s'eft im^née de rencontrer quelque cfaofe de Sacré dans le San^; Et quelques peuples, dans cet- te Idée, mal inftruics des effets de la Nature, croyant ne pouvoir trouver unochofe plus d^ne de leur zele, offrirent le Sang en Sacri- fice, pour appaifer par la mauvaife humeur ou la colère de leon Dieux irrités.

A 3 Mai»,

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Mail, ^tlqiie ^tnor&iutre que nous puxiiffiï la oMDpbHtkm de U maflè du &ng, par rftpfmrt à & couleur âi au différait ^ré de chaleur doDC il eft furceptdîslet aaffi bien que par rapport aux effeu merveilleux qu^elle produit dans les corps 4es animaux, on revient de fa furprife aufll-c6t qu'on fe donne la peine de faire une recherche un peu exaâe fur fon origine , qui eft aflîirément la plus fimple qu'on puiflè imaginer. Prenons, par exemptei un Cheval, ou quelque au- tre bâte de cette nature, qui ne prend pour toute nouriture que de l'Eau commune, de la pailk féchCf & quelque peu de grains fecs aufli ; prenons même un homme qui eft contraint de fe nourrir uoiquemenc 4*eaa & d'une pàce de farine cwte en pain; ajoutons à cela un Omple liroyement de TEftomac & d& Inteftins dans ce degré de chaleur na- turelle; il fe fépare premièrement de cette nouriture fimpte un jui laiteux connu foaa Te nom de C^/r, lequel étant entré dans la ni^e ■du làng, fe convertit>en quelques heures de tems par la Circuladon ^ans unGuig doUé des mêmes qualités que je viens d'expofer, quoique 4a paille , les grains ou la farine de grain, ne foumiiTent autre cbofct relôn l'intérieur de leurs pardes conftituantes, qu'un prindpe terreftre joint à une matière grafle & inflammable, délayés dans l'eau commu- ne'qui leur fert de véhicule. Aufli ne rencontre-t-on pas dans la maiTe du fong des pritxipes differens de ceux que je viens d'indiquer; & quoique le goût dépravé & corrompu de l'homme ait pouffé jusqu'à l'extravagance la diverfité des mets qu'il prend pour nouriture, cela ne change pas les principes que j'ai indiqué, pmsqu^ls font cous tirés des Animaux & des Végétaux, les premiers ayant recÛ leur accroiJIe- ment & leur nourriture de ces derniers. Le fel commun qu'on ajoute i& la nourriture de l'homme s'y montre aufli dans Tanalyfe qu'on en fait. Mais je ne prétens pas dpnner icy une dîflblution Chymique du fang, ce que placeurs habiles Chymiftes de ce fiede ont déjà fuffi- famment exécuté. Mon but à préfent efl uniquement de conlidé- rer le &ng dans fon état naturel, lorsqu'il en eft nouvellement rire, pour remarquer alors le changement qu'il é^voDre , quand on y

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Mémoires

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L'ACADEMIE ROYALE

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CLASSÉ DE PHILOSOPHIE EXPERIMENTALE.

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néfic differeatâi drbgaesy camniiitfiiienc compares fins le nom UAdicameos.

Pour qu'on paUTe bien comprendre ces cbangeraens, oa ces Phe< nomeneSj il fera néc|fl3ire de conGdérert ce que ce fluide, récem- jnenc ciré des Veines, oflre à nos reos,'& quel changement il fubic de foi-môme, avanc qu'il foie altéré par le mélange de quelques corps éCrangers^ Ainfi nous rensitquons cous lcs}oors, que le Sang reçu de 1m Veioe dans qmlqaes.VeaiJ&ux pracs de rerre^ ou de méul, tout homtogene qu'il parait d'abord,, & d'une conleor ronge égale, fe fé* paie bientôt en diffiereues fubfiantts, aulfitât qu'il commence à re- froidir dans le yai£bi. la première chofe qui fe fouftraic de la mafle fouge, pannt fous la fonne d'eatr- commoiie, &eUe en ell en effet suffit pttisqa'eUe ^évapore tout de mâae que l'eau , eiu^té qu'elle enle- vé un peu de fel Tolatti ; ce que l'odrâr maoifefte. Ce fel dre, vraî- fitmblablenunt^ Ton origme de l'union étroite du fel commun avec la partie tanleufe & inflammable des allmens, exaltée & fubtilifée par force do mouvement dreafaore du Sang, & par la réaâion des artère» dans cefiiûdey d'où réfulm cette fubdliUidon qm change ce fel en al- e^ Ttriadl. Une autre portion fluide & transparente, qui fe répare aocore de la mafle rouge, paroic suffi fous la fonne l'Eau commune» excepté que fe couleur dre on peu fer le jaune. Mais ce fluide étaitt expofi^ à un degré de duleor qui ferpalTe le 40* du Thermomecre de Bdr. deUfjummrt^épùBit de deviencfoUde coimne le blanc d'Oeuf ^ & quand od augmeme la chaleur, il fe coevertit en mallë dur^ csflànter ée qui réMe à tontes Ibrces des diflblvans qu'on y appUqne : il e(t ap- pelle communément le/ênaUf ou la portion fereufe du Sang. La pcHtioa rouge enfln, ayant été abandonnée de ces matières flaïde» qoeje Tiens d'«xaiiÙDer,fe t^nsfermecn même tems pv l'attoucbe* ment de l'air,- & fens le moindre artifice extérieur, dans une mafle épaiffe unie, femblable au commencement, par rapport à fa conûllance i une gelée, qui fucceflivemenc s'épaiific davantage de fe deflecbe ea-

tiere»

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tieiement» juqtfà ioe qo'U acqûert xme fbU£té dore drcaflante, «f un rouge foDcé & noirid'ej qui s'allume dans le feu, & Ce diffipe tout si fait danf ta flamme. Cette portion rouge , appeîlée communément le cruor Aa &ng, eft d'une douzième partie plus perante que l'eau com- mune» que la portion fereufe, oalç/fri/m, n'eiKedeque d'une trente & huitième partie.

CesPheoDinenes peo cicbéa delà nature font à h portée de qoi- oonqueveucfe donner lapeinedyprétertaatfoitpeud'attcntion. Mais quelqueiPbyficieiis Modernes, non contents de cette anàlyfe grofliere qui làute aux yeux , ont tàcl^ de âûre une recbefche ultérieure pour découvrir les molécules les plus petites, dont cette portion rouge est «ompc^. Le Eimeux Leu^emkeeiky qui par une mpp4ication inf»*: eigable de plus de -60 ans fit tant de belles découTortes, à l'ûde de; tes excellens Microfcopes, dans presque mutes les prodsfiions M la Kature, ne manqua pas de porter auûî Ton attention fur ce &iide qui par Ion mouvement régie la la vie de toute créature. Les objets qu'il choifit pour cela, étoi^t tantôt ks n^eoires des petits poiâbns Tirana * tantât b membrane transparente qui fépare & affermit :lcs . doigts des pieds des Grenouilles. Une i^éable forprife -de voir Sang en mouvement, pouflé par le coeur jusqu'aux extrémités des art^s, & fbn retour au coeur par les veines, le fùfit alors; nuis comme il voyoit la demiece & la plus petite divifion de ces vùfleaqx, qui par lenr petiteffe ieconcerable s'etoîentcacbé jusque»4à «ux yeox des PhyfujenB les plus clainuyans, il découvrit en cette occafiony que les moteculea les plus petioes de la mafle du (aag, qui drculoicôe par ces vaiffeaux infiniment petits, n'et<Hent autre cholê que de petits Corps fphértques, ou ronds, qui s'entretoucboient les ims les autres, 4f {vodoifoient ainG ce mouvement régulier & rapide dans cet petits

Son induftrie & Hi curiofité (ans bornes ne s'arrêtèrent pas là; il ticha de découvrir encore la groflênr de ces petiœs boules, ou

corps

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torpi^hte<{aef; poor cette ia, ajrmt pris tut grain ée Âble poair jKfiare, ( eooiinç il éeoit accoutnoié de tûst dans, fês latres obTerr*- ^i»UB^cralcopiqaes;)Utroun, que plafienn «ùUien decespecteéi {KHdes de Aiig Àoienc feulement égaùs à Ton grûn de fîlble. Pour édairdr cecy* il fiut ronarquer, qoe Leuv^nboeck décermlna la groF* fenr defoQgnki de fable à la loo* partie d'an pouce, fuppofauc, qu'e 100 de ces graais, pbtcés l'un ^rés l'iuere en ligne «froice, occupoient prédfiSment l'espace d'un pouce. Dr. jr«r/« » Londres, qui étoit fim CMitemporain, irowra ce Calcul jufte, (*) il en avoit Ait l'epreii- Te par de petits brins d'un fil d'argent fort mince, lesquels il compaÀ a cette mtfore de Letnfinb»eck\ & ayant communiqué méthode i ce dernier, celal-cy l'éprouva auloi, & fut confirmé par cette expérience Juri» d&ta juftefle de fon Caïcul- Moi, pour me donner une fatis- ftaion ennere U deffus, & pour me ccmvaincre de la réalité du ai- «ni en queflloa, j'û imité les mêmes eflids par le moyen d'un fil d'ar^ gent le plus mince que j'ai pu rencontrer dans la Fabrique à Galons; l'ayant faic entortiller fur une aiguille d'acier grofle, égale 6t bien ■mie, j'ai'compoé par le moyen d'une loupe , que 490 cours de ce -fil occupoient l'efface d'un pouce, mefure de Rhin; par conféquent répûffeiR' dfc mon fil étoic ^^^ parrie d'un pouce. J'ai pris enfaite «lueiques petites coupures de ce fil d'argent, lesquelles je plaçai en- tre deux petites plaques transparentes de Talc , qui me ferTirent à coafidérer par le moyen d'un bon Microlcope une très pedte tache de âng, tout récenmieiic forti de fes Vailleaux, & appliqué fur^une de ces deux petites plaques, di je remarquid que l'ép^fieur, ou la groflëur île mes coupures couvroient 4 petites boules, on fpheresde&ng, pla- cées Tune auprès de l'autre en ligne droite. De Û il s'enfiiit, que ^iametre d'une petite boule de fuig rouge eft égale ï tïV? > ou à la dix & neuf cent foixintieme partie de la longueur d'un pouce; de for- lie que les diamètres de 10 de ces petites boolec égalent, à peu de

dicfe

(•) Voy. fc« **8^- Mistkmmkéi Difirlétimt p. 4f. mm. Jt r^isd. Tm, rtl. B

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ftiofepril, le diametfe d'wn fe^gr«0 4e U>k d* lahKÉiêtt^. Or jLes fiiii^fes é^pc etttfe «Uei| «osune ias:CobeL fe l«m J^i^acteo^ une petke Ipb^e, w twvledte fiipg ,iw^>. UoqtwDC Stolcntfnc t^v jia^e te msffe-d'w dfi ces gl»tBs« » qUi faic.vttr t'exKrèine ipeci' te0e de c«s bouks' Le MtcEotéop&iolike & le MicroBOre de Mr. Cuffk Londres m'ont cot&tmé encore tout ce que je viens d'avincee. iAiis ceece décoavfite de* corps ^à4(^jâB àms la mafie du bng, ne fixa point la^curio^icé tetfWniçeck; U t^cfaa d'en découviir. encore la fonoïtion, ,& U^'apperçut dans la Âike, que .6 boules t oOboutefr tes, plus petites (Stnioins rougesj rejmgnirent enfeâiblepoorebtormer une rouge du premier ordre* 4t que chacune de ces ^ boulecces écok compofée de 6 autres, plus pecitejr epcoie &. &nscoul«ur. Cette dec* niere forte eft &ns doote la partie ferenfe, ou le /erum * qui fen de . véhicule à U portion roiige dq Ang; de forte qœ^ 6 la toop vire imagination n'a pas opéré quelque iilufion dtns le jugement de Mu .Lemrenbseck , chaque bople du Ikng rouge eft compoféâ de 3 (S autrea^ d'un moindre volume & d'une moindre confiftance, ou denfîté. Quoi- . qu'il en foit, nous renisrquons toujours une sttniËHoo extraordinaire entre ces petits corps Tpheriques, qui fe raanï/efte aul&tàc que le mo» Teroent de la «irculatiofl s'affoU>Uf; alors la fluiditéie peftl par degré, le lâng s'épaiffit & devient tenace» & en quelque manière folide^ Va^ perience nous apprend encore, qu'à mefure que la fiorce de la ctrci^ lation diminua, parunecaufe quelconque, la portioi) rouge dûs ia ^mafle du fang diniiDu^ pareillement; alors un viâge bouffi, luiecou» leur plle^ jointe à tm gorfteneut de mut le corps » marquent al&z .que les petites boulettes Ibreufea» ijui conflituenc las boutes rongea du rang, CDinmencMit à fe réparer les unes des autres, & en fe ti^ ■nant par un mouvement affaibli, engendrent ia pituite obftruente dans la mafle du fang. Ceft ce que les Medecina nomment Leunp&ltgms- tàty JnaJkrcM, OeJems £<f. Tout cecyconôreM non feolemeot la Théorie de LetfWenbteck, mais ce Phénomène nous apprend auflS, que c'elt par l'aâion du CoeuTt âr par la réaûioa de tau de millions iii<

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Dombnblefl des pctics Vûfftftux de n0tre corps, qae le Cbile forme ' en petifes^bèresfïceiG)^ :& qo^ip^.ce'm^ne mécbanilhie, cellei» cjf Icmt viMOptaoéi^W l^outr%rPM9IHi'. Oec» compreftjpix fiic«eflivc^ çoame elle cMi^ ta-Uldicé «Jes-piMûtB» boflteetds Tefeufea; change ynûfembliiblMieiic auffi la r^ka&iaa des ray(»» de la Itnlere; à peu prés ccMDOie bous voyons changer la blandieur ébloai^Bce de la nei- ge en Qoniear jaunâtre daw l'ipftant, par la plus forte comprefitoa qo'os puiflè donoer à cette «eu gelée.

On fçait que ta plupart des Maladies qui affeCtent nôtre corps, proviennent de la confUtation altérée de notre fang, favoir quand Tes parties conftîtuantes , oufes petites boules, perdent leur état naturel & deviennent, ou trop retâchées & pituiteuTes , ou trop condenfées, ou \f\cti trop dittoutes. Les deux premières circonfliinces caufenc toutes fortes d'obAnifïions dans les vifceres, des maladies chroniques, des fièvres intermittentes ; & <run autre côté aufTi des maladies aiguës, des fièvres cfuudes & inflammatoires, &c. La dernière circonlûnce, lorsque te fang e(t trop difTous , . ptoduié la perte de Tembampoint, l'exténuation &la confomtion de notre corps, des fièvres lentes & étiques, lorsque ta partie meilleure 'ât nutritive du fang s'echape en trop grande quantité par les fecrédons & excrétions naturelles.

L'Ei^erience, le Hazard, & le Rviotmement ont inventé grand «ombre de remettes povr tachev d'arrêter te progrés tant ai maux qui noua menacent à tons nfomens. Les i^krens effets qu'ili produifenc dans les (tifferentes maladies, nom font joger de leurs opé- radoBS, & VeSet déceraine leur verta. Mais comme toutes ces différentes drogues, qu'un introdoic dani ii6tre corps fous te nom Medicamaa», radient arec la ina& du fwag pour prodave les ef: fets qu'on en attend, les changemens qu'elles y cauÂnt font abftttu' fflen cachés à nos fenft' J'ai jugé qnTil ferait de quelque utilhé, fi fexpofois à ma vuS le n^ange des Remèdes les plus approuvés, im- fllédHtaaent avec le Sang mékne; & rotcy de quelle manière^ m'y .-.1. B % fiiis

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lïili pris, f (ait Taigner dans Clumbre fuccdBvemenc plufiearf perTonnes qui fe porcoienc bien, & qui Te Eûfotent tirer éa fàng pu précamton, oo platAc pu cofttnme. Le fiuig, écint reça dans on vais- feao tièdï, fbt placé aoffi'tôc dans un petit bain-marie portatif, cbauf- . t& par une lampe. La chaleur du bùn fiit i^uûée par le Thermom*' tre d'une manière fi exaâe, que le degré du chaud égalant parfaite- ment celui de notre corps, ne permettoit aucun changement dans la portion du fàng à examiner pendant unie demi -heure, & môme da- vantage. J'ai pris les mêmes précautions avec les Medicamens que j'avois deftinés au mélange avec le fang. Et comme rien n'entre dans la maCfe de nôtre &ng que par les vaifleaux laâés , & par les veines reforbentes, qui parleur petitefle extrême n'admettent que des fluides extrêmement déliés, j'avois fait purifier , comme U faut, & difToudre les Sets & les corps falins dans de l'eau diftiUée, & lei corps gommeux étoient préparés & diiloucs de la même âçon. Les ReGneux, fous la forme de Teintures, ou d'Eflences, étoient délayés dans de l'elprît de Vin, comme tout le monde le fçait. De tous ces Medicamens rendus fluides j'avois &ic remplir de petites phioles , qui furent pbu:ée5 aulEdans le bain-marie, pour attrapper lemâme degré de chaleur avec le &ag. Enfin, pour faire le naélange en queftioD, favois choifi de petites phioles cylindriques qui pouvoient contenir une demi -once d'eau; elles furent chauffées de la même manière, & par le même degré de chaleur, pour ne point çaufer quelque altéra- don dans le làng durant les expériences. Et même le Microfcope qui me fêxvit pour achever ces expériences, fut placé de manière à - recevoir le degré de chaleur convenable à mon intention. L'ordre que je fuivis dans chaque expérience étoit, de mêler deux Gros envi- ron de fàng avec un tiers, ou un quart, de ces drogues medidnalec, es âvme liquide. Le mélange Eût, dr ayant fecoué la petite pbiole, j^vois roin de remarquer le changement vifible. Toit pour la couleur, foit pour laconCftance; & immédiatement après, je prenois avec on pcôc pinceau une très petite quantité de ce n^lajxge que j'avois toin

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d'étendre eittre les petitet plaques tnmfpweDtes de Talc démon M'cro>* ftope, pour regard» l'akératioD, ou le changement, qoe chaque drofc gne csufok dans le Sang , & j'ai remarqué focceffievemesc les pheac^ menés qm fuivenc.

La fbintion de VttrUif de fert & dccM/wf, changea à rinftant le beau rouge du làng dans une conleur pâle & grille, qui fe coagula par floccoos aies & livides. Le Microfcope fie voir dans ce mélange la même chofe; tes petites boules du fang etolent détruïws en fil»' meos mat rangés, & quafi entrelaffés de fange.

Lafolution d'Ahm changea le-ûng dans un rouge foncé, maîfl paiement mêlé ; une cqagulati<Mi ûihite fuccédaot ne changea point la conleur. Le Microfcope prefenta les petites boules qui s'uniitoient de tout «Atés, & fembloient former un ciflii obfcur & peu tranlparent.

La fotadon du Se/ itmmnn rendit le béas roi^ du fiuig plut beau & plus clair encore; le méUnge, qouique fort égal> s'unît d'^Kird fous la forme d'une gelée lui&nte. Le Mierc^cope montra les petites boules feparément bien rangées , on peu jaunâtres dit tranrparentes.

La folution du iVr/f ^ , oaàa Sartre j montra dans le mélange avec le làng les mêmes phénomènes à peu près, excepté que le rou>* ge devine plus beau & plus clair encore, & que la coagulation du m^ laoge n'arriva qu'après queliyaes minutes^ lorsque tout fut réfirmdi. Le Mtcro&ope-fic voir les petites boules traniparentes, bien arraiv^ gées, & ^pariées les unes des autres.

La folution d'un Sel Jka/i fixe changea la couleur du ftng dans on rot^foncé, & commuirïqna au mélange une fluidité extraordinaire, laquelle fublifia pendant plnfieurs jours làns le moindre changement. Le Microfcope préfenu les petkea bonles bien féparéea lei unes des autres, on peu jaunâtres & tran^Mirentef.

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I;a Maûoa d'un Mt4/i volatil, &voir le St/Je One de Cerf, fit -voir le même phesomene, excepcé qoe le mélange étoic «ncore plus floide, &i5queta cooleur^ ni la Suidité, fouffriffenc aocei change- ment pendant ptufieurs jour?; & lés petites boules fe montrèrent dans le Microfcope bien diAio£iemeat d'un beau rouge clair & tranfparenc

La foludon du Salmiae changea la couleur du fiing dans un rouge plus foncé euccveque les deux précédentes; mais le mélange, qui etoit fort délié d'abord, fe roidit bientôt , & prélènta une gelée uni- forme de la couleur fusdite. Le Microfcope fit voir au commen< cemfcnt les petites boules aflez rouges 6t tranfparentes, mais elles changèrent bientôt leur figure ^hériqoe en pkitte allongée, et fe glifferent les unes fur l«s autres, gardant néanmoins la éouleut roogeàtre.

La folution du Borax rendit le fang d'un beau rouge clair, mais la coagulation ^ii mélange fûlvic biencAc, làns que la belle couleur fut fenfiblemeot altérée. Les petites boules fe montrèrent dans le Mi- crofcope bien féparées les unes des autres , mais la couteof en écoit tout à fait blanche & tianrparente.

La folution de \zCrfme de Tartre, après qu'elle fut mêlée avec le Ikng, ne caùfa d'abord aucun diangement fenfible, m»s peu de monrens après tx mélange changea de couleur & de ctmfiftance ; la porticHi ta plus petite qui occt^oïc le haut de la petite phiole , étoit une férofité tranfparente un peu rougeâtre, fous laquelle fe forma pK floccons une caagutaticm inégale- d'un rovige nokàcre, qui fe. remua avec peine quand on baifla la phiote. Par te Microfcope on vie d'à* bord les petites 'boules aflez rondes^ blanchâtres & traofparencei, mais elles a applaûrent bientôt en le gUŒuit confutément les unes fur les autres de tous cotés.

La Solttixoa du Tartre Vitriêlé étant métée av» le Sang, rendit fort fluide & d'une beUe coaleni dTittcannc, IsqoeUe dura f^o-

fleura

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^ S5 en

leonjotin, fins les moindres nurques d'une coxgalatôHi. Le Wlx- cxofcope préfèncs les pecina bouks pUes, jausicresj tnnspsreacev & bien fépiFècs tes une* dos stmcs.

' La: Solution do Sei poljcbrefle fit roir les marnes phénomènes que le fet précèdent; Is couleur étoic la même, & le mélange garda suffi Ta fluidité pendant plufleurs jours. Le Microfcope montra les petites boules jaunâtres <Sc transparentes.

Le &l d'Effimy eu ^JMglettrre, dilTons & mêlé avec le (àn^ rendit le mélange entièrement fluide, d'un beau rouge clair &uni; étant rciToidi, la ftuidii^ CQptinua encore pendant plusieurs jours, fans U moindre altération. Le Mifcirope préfenta les petites boules très déliées, d'uqe couleur pâle, jaunâtre iS; transparente. Le Sei de Sei^' gVfttc montra, à peu prés U même chofe.

Le Seiadmirâkk dt GUnèfTy diiTous & mêlé avec le fang, fit voir les mêmes phénomènes, à la Soidicé pfés, car le mélange A ooygpla d'abord après Çon réfroidiflement. Les petites, boules refte- rent fortfluid«s, bliiBcbfttrçSi & transparentes par l'examen du M^ crofcQpe.

La Solution du A-/ i^Eyrf^^, mêlée avecle fang, changea à fin- tant fon befui roi^, & le convertit dans une concrétion livide, pâle, & mal arrangée. Nonpbftant cçla le Miicrofcope pr^feota les petites bwiles fort bien rv^éi^, jam^cres & transparences.

Pour voir quel effet montreroîent les drognes les plus deftru^ Tes de notre vie, étant mêlées avec Je Sang, je préparai une folu- tion d'Ar/èfiiCi laquelle étant mêlée avec le lang, l'epaiffit dans la momoïc, dr fit voi^ un beau rouge fbocé & lui&QC. Le Microfcope mantrs. i^anmoins Ifs peû^ boules extrêmement déliées, diUbutes, & quafi en monveaentt.pumi lesquelles je. découvrU diftiaâemenc par-ci par-Ut de petits cryftaaxà pointes criai^ulaires, tomchancea waaoa de i>«tlts jayelota.

Dana

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Dus bette même vùë je fis ififlbadre suffi «losl^aes gniat de Mierawe fiàimt corrafif, & ayint nélé cette folution arec ou portiott ordinaire du ùag, je via le mélange changer de couleur; il deriiic d'un rouge bmn., à peu prés cooime le foy^ des animaux , nuûs la fluidité Tublifta toujours, même après le réfroidiflement. Les petites boules TuSs par le IMicrfifcope» fembloienc étte détruites d'abotd, peodant que ie mélange écou encore un peu chaud, mais à mefure qu'il fe refroidit, ces petits corps fpbériques, blancs & cransparenr, paroifToieDt s'eirtremouvoir & Vumr de part & d'autre; de petits corps fort menus , comme les petits floccons de neige, fe trouTerent entremêlés avec ces boulettes de fiu^ , qui fe inoncrerent alors plus jaunâtres que bUnches.

Apres ces expériences, les Efprks acides corroGfs firent les objets de mes recherches. Pour cette fin, je mêlai feulement qu^ ques gouttes iCHuile de VHritl dans cette quantité de Tang que j'a- 'Vois re^ dans les expériences précédentes; mais, «ne chaleur M- lante changea d'abord le mélange en mafle dure, d'une couleur bmne noirJitre; je ne remarquai pourtant point, comme je le Ibapçonnoîs, une deftruâion des petites boules de làng; car j'en découvris encore quantité par le Miaofei^, d'une couloir jaunltre.

l'e/frit de Nhre mêlé avec le lâng de la même maneret coA* me yavois fiût avec l'huile de Vitriol, rendit le mêba^ un peu épai*i mais coulant encore ; le rouge du &ng montra d'^iord une cou^ kur livida , pile comme un gris de terre. Le BAicrofoope dé- couvrit les petites boules dans leur étac naturel^ d'une couleur laiteMr ,fe blanchâtre.

VEfprit de ftl marin-, ou de fel commun, étant mêlé avec le bng de la manière fusdite, fit voir les mêmes phénomènes pv n^ port à la couleur, maisle mêtangefechangeablâMôcenmaflèdoFe, A les petites boules fe montrèrent dans leMicrofeope blanches Si tma- parentea. Nous voyons par ces dernières -eiq)mences, que les cocy

roUft

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: «fifs les plus fitfts iPezeEcent pas tant leur wS6m AeAnSân fat ks fluide que les parties folides de notte coips.

J'» &it encore quelques eflais fur pitiflëurs ^tnces ; ou Tein- tures, qui ont gfegnétda crédit psnby les Medtcamensst'laittode; ce ne font, à proprement parler, que les parties réfineufes de plulieurs drogues, ou funples, ou difibutes dansTeTprit de Vin. - Celles que j'ai mêlées avec le &ng, ont été entre autres les Effences, ou Teinttiresj de Myrrhe, de Safrani ^Ahês, ^Option i ^BSebiire^ -de Rhitiarffe^ SAmêre jaune, ou de ^icimm ^ de Cafioreunty de j^hp^ de ^in^ ^ina^ de I*Ecorce de ÇhdcxriOe^ la Teinture de ÏAntirmine^ & le Latt-i dAfiam liquide deSydenh4m, dfc. - CesEfleneesontoela de commun,* que leur mélange avec le &ng caufe d'abord une coagulation plus épa^e dans les unes que dans les autres, ce qui provient làns doute du fel que les parties réfineufes rencontrent dans le fang. La cou* leur de c& coj^idadons différences , diffère anffi beaucoup. Celles des Effences d'^/oety d'Opium de Myrrhe, étS^ran^ d'^m^r^ jaune^ deviennent toutes livides-, & de&gréables. La Concrétion avec l'ET- fence de Ctf/?0r & d^ Jaiop, eft d'un rouge brun, & celle de d'EUe* bore d'un rouge^ jaunâtre. La coaguladon que les Effences de ^in- quitta Si de CbacariUe produifent dans le fang, gardent en quelque - manière une e grifltre , les

petites boulei La plus belle

coagulation n eft d'un rouge

foncé & luifiu ir le Microfco-

pe fort diflÏE e de feu. Le

Laudanum liq -efte fluide ; la

couleurdeviei fort ferrées, &

quafi collées enfemble, transparentes & blanchâtres. 11 eft à re- marquer icy que les petites lioules de fâng, dans le mélange épais que l'Eflence d'£^i«m a caufé, femblent avoir fouffert une petite des- truction; du moins le Microfcope y montre une cohéiGlon grande qtfeUQ va à la confufitm. ■■ " liim. fJtMi. T»nL C Les

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Les Bbnces, on plncAc les Extraks 6e DicoâioDi des piràm gommeufes des fimples, fiùtes avec l'eau commone, ne caufeiK gu^ res im grand cbangemâic dans le inélai^e avec le fiug, .fl j'en excepte la couleur extérieure, qu change |>lua , ou moinB, felon la quantité I ou la qualité qu'oft y en a employée. Auffi le Microf- cope ne m'a -c- il rien découvert, pour ce qui regarde les petites bcùles de fimg, qtù mentit une attouioc pardcoUere. C^ pour- quoi je ne ^m'arr&srai pu plus iongtems ces fortes de recbei^hci que je n'ai pas jugé fort iottreflàntes ; & je ne veux pas «w plus excéder les bornes d'un Phyliden à prdenc , laiflànt aux Medeôiis i juger qftd u&ge ib vondionc ftire 4e ces exfénenc«8*

DIS.

:,G00(^lt'

DISSERTATION ANATOMIQUE

sus LES NERFS DE LA FACE, PAi M. MECKËL.

Trjtdmt dm Ltm.

INTRODUCTION.

^\t todces les Parties ^de rAoatoimet auxquelles on ^efi appliqué JLf aujourd'hui; la Neurolc^^ (ou la Science desNerâ.) eft la feu- le, où l'on ùt &ic encme fi peu de progrés. 11 ^ rare, qu'on troure ' des defcripiiona eKaâes des nerfs t & il eft encore plus rare, qu'oa en voye des figares, ji ce n'eft quelque», unes , qiû refn-éfenteet na feol nerf, ou quelques unes de lès moindres parties. Cela vient iè- ]on tontes les apparences de la peine, qull en coûte à en fidre la re- ^lerdie an moyen de la difieâicHi; de la difficulté, fu'on trouve è décrire leur <Ure^on, & lanumiere, donc ils fe partagent; & axA > «le cet entrelacement fi compofê di fi fubtil des plus petiti fileti^ -donc il eft fi (tiffidle de donner la figure, qne les Anatomlftes du pre- mier ordre y ont ecbœié jusquld. Dans la dillêâion des Nerâ o> «encontre, pour ainfî dire, tanc de chofesfur fon diemin, qu'oa peut à peine y fuffire. Four entreprendre avec fiiccés la recherche il la dcfinipcion des serA, il &ut avoir dé^ une connoilfiuue cont filet» de toutes les autres branches de l'Anatomiet fius quoi il dt 4»ai.difficiledciiiirte ki naft àxcsren les oa, «Btre les mulcles dir C a le

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ie long de Tufléaux ; & aufH de fe former de loir tionltre & de tenr dftribudon dams toutes les différentes parties du Corps, une idée, qu'on puifle facilement communiquer aux autres. Outre cela l'extrê- me ténuité des nerfs, &dans plufieurs leur grande moUeffe, requé- itatmr'Aiétomifte bien exercî, quifadie diftinguer les berft d'autres nerâ,~& de la membrane cellulaire, laquelle rai&mblée en filets, peut très aif^meni & très fouvent être confondue avec tes Nerfs mêmes donc it eft important de dîTcemer les veritabler ramifications de celles qui n'ent mt que l'apparence. En troifième lîea, ce qui rend It pré- paradon des nerfs décile,, c'ell leur couleur blanchâtre, fi reOem- blaDK à celle de la peau, d^ de la cellulaire adipeufe ; d'oii il arrive, que les nerâ, qui fe trouvent fous la peau, & qui fon^ répandus dans la cellolure; é^penc leplus fouvèntà la voB^

Mais une autre flifficulté qui eft des plus confidérables , c'e^ qQ«id paèc trouver & voir les plus fubtiles diftributions & anaftom»- fts, 00 communications des nerfs, dont il fe trouvé ordinairement fous la peau une fi grande quantité, on eft obligé dans la plus-part des •ndroits, & mtoie dans les plus difficiles, de palier dans la recherel» des aerfs de leurs rameaux, jusqu'au tronc Difficulté qui eft tell^ que pour quelqu'un qui eft privé du fêcours d*ua guide prudent & hico verfô en Anatonûe, la parde de cette Science, qui traicte des nerâ^ fsn celle de tontes, dont l'étude coûtera le plus d'emiui & de ti»- «dl, & dont il ne pourra acquérv* la connoiHânce par lui - même, qu'au noyen d*ttne4pplicatioa foutenue &<^iniatre. Ajoutez à cela, qu'u^ 'flefuice plus complette d'obfervadona eft id requifer pour nous afii- »r, q«*â ne nous eft écbapé, ni rameau , ni anaftoaiolè de quelque importance, vu- Aircooc la grande nrieté, qui fe trouve dans la dî»> triburîon de» nerf», quipourroit noasfiûre prendre pour naturelle A or<fiAaire nne ftraâure peu coimnone , comme cela eft arrivé î ce* AnatoHHAes, qui ont entrepris de donnée des defcriptions des no-fs fiir «ne fs&m» iatp^&iga qa'ik en ont fiuce» & encore très à bi

légère.

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légère. De tii Viêot'anffi qu'il eft fi difficile de Aire une defcriptiMr anacomique des nerfs i puisque ce n'dt qu'à l'tide d'un grand nombre tf obfervâlJuu , qu'il eft poffiblede déddo-j laquelle dea deux Qrt*-' ftur» eft la {dut ctHnmune di la plue nacurelle , ou celle qui l'eil aïoii», & qui,fe préTence le plus rarement à la ruC.

Enfin, ce qui n'eft pas un de moindres obllacles dans la prépart* dcm St la repréfeotation des. nerfs les plus déliés, c'eft le prompt deâ^eiwat des filamens nerveux; deÎTédiement» qui ne nous per- naec pas toujours de Êifir la vericable route des nerfs, & de tracer la mefure de leur groffeur naturelle. £e l'on n'en fera pas étonné, û l'on fait attention, que le nombre infini des filamens nerveux presque imperceptibles exige du temps, & beaucoup de diligeace & de préci- fioa dans te deffinateur, qui en doit tracer figure.

Ceft à cela auJG , qnH fiint attritmer ce manque de correâSoir, qui eft commun à toutes les figures de nerfs que nous avons , fims en excepter celles de W^iBifât de Vie^^èns^ qui fembîenc ptutât être l'ouvrage de leur imagination Sa. de leur mémoire, que deflinées d'à* prés nature. On y remarque en général un déftut afTéz confident ble, c'eft de Mre voir les ner&, non dan? leur rapport & leur ItaiCoA avec les différentes parties du Corps, mais comme formant une feule fiirface difbnâe & fi^arée du Corps. Par ob il eft arrivé, que l'or- dre, qu'ils ont foivi dans la diviOon des nerfir, n'a pas été naturel, oa c[u'ils oitt multiplié plus qu'iU ne dévoient les ramifications des nerfv, OD qu'ils couchent un nerf fiir l'autre, comme fat repréfentation, qv% en cmt 6ice en plan, les y obligeoif; ahtfi l'utilité de leurs figures a été des "plus médiocres. Leur mémoire n'ayant pas été alTez fidde, les def- feins quils ont donné àts nerf?, ne l'ont pas été non plus , & n'ont £ût qu'induire en erreur tous ceux qui s'y font trop attadiéa. #V- fittius eft le premier, qui a donné cours a cette ef}>ece de repréfenti- don groffiere des nerfs feparés du corps , ce qui lui a fi mal réÛflS, tjfTû. rapeUc à la même ori^e, des nerb, qui en ont ane ccâ diftante G} l'une

)yGooglc

l^nie deVéDW, & qae des niaemx va peu confidénbks d*un t nerf il m bit autant de nerfs particuliers, comme on peut le voir dans la dlvifioil, qi^îl donne de ce t|De nous priions la cinquième pnre <lcs ner& du cerveau, donc les trois rami&euions ont été prirea par pour tutinc des nerfs diftinâs. Toute l'Antiquité a pente coœmtt VefAiiuSf dont les figures peu juftes des nerfis Te trouvent dans les li» Vrea des andens Ânatomiftes. Le nombre & l'ordre de l'origine des nerfii ont été, Ueft vrai, tç&\fé ^9X ^iôis&iyiettffhtt', celan'em- pèche pourtant pas, que leurs figures nous donnant une idée de U di- vifion des nerSi , telle que leur imagination di leur mémoire ^ la leur ftiggéroit, plutôt que copiée d'après nature, elle n'ayent été plus pré- judiciabloB, qu'utiles à l'Anatomie, d'autant que l'idée, qu'on ea a eu dans la fuite, leur étoit trop fovorable. De ûitant de fou0es defcrip- dons & repréfentations qu'ont faite B^i^/m, Vieufentf Latuifiui-, die d'antres, du huitième nerf & de l'intercoilal, attribuant contre toute rai- (bn au nerf cylindrique de la boitième paire , à l'endroit il palTe par te col, de grands ganglions, qui ne s'y trouvent jamais naturel- lement. De encore ceixe idée fi peu jufte , quoiqu'adoptée par les Anatomiftes modernes, laquelle rapporte aux nerfs de la huiti^e pai* ce ceux du Coeur, quoique ceux-ci tirent tonte leur origine du nerf intercoftal, À l'exception de quelques petits rameaux, qui ne font pas toujours les mêmes, & que foumil&nt au coeur les nerfs recurrens de la huitième paire. On peut donc regarder les figures, dont Witlis & Fieuffitu ont orné leurs defcriptions, peu eitaâes, & en quelque forte mu^naires, comme ce qui a donné le plus de poids k leurs de- Ibripôons; le plus grand nombre des Anatomiftes aimant toujours mieux s'en rapporter à de fimples figures , pour ce qui eft des nerfe, que de s'aflurer de leur ^vîfion & de leur diflribution par une recher- die exa&e & foite for le Corps même* Les autres figures d'Eufiache l'enqiortent en utilité fur toutes fes autres ; car, bien qu'il nous repré- fente les ner&hors de la liaifon, qu'ils ont avec les différentes par* tics du Corps, cq>eadaitt cooune il étoit le phis aaEt Anatomifte

de

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9 fi) œ

4e (bs fecle, il s fiiivî ftvec ptut àTÊitSt de prédfion, qne qui que ce fcHC, U vetiabte rouce & b dîvillôn des nerCi. Rien n'empêche cependint} qu*OB ne poiflè conclure de toutes les figures, qui ont été dcHutées des nerfii, que leur utilité n'eft pas suffi gnnde, qu'on pour^ toit l'cTperer, puisqn'in Uea de repréfenter les ctiofes au naturel St dtns leur vericable ficuatioa, elles n'oArent à la vue que de purs Iqoelettes des nerfs. Et il eft c^téin, que pour donner quelque cfaofe de pins &tisia^ant, & de plus pàr&it, que tout ce qui i paru josqu'id, il en doit coûter bien du travail, comme chacun s'en coo* Vlincn sifSiDent, s^U jette les yeux Air l'ouvrage de ploa bibiles Nea- rol<^ftcs dfDeffinateurs, il y a encore tant de diofes à reprendre, & Turtout s'il entre{«endpar loi- même une préparation complettedet nerfs daos toute leur étoidae, dbt- il même s'en tenir a cette feule pré* pitation, & ne pu tm^/u à eo donner dev figuref.

Je ne fuis pourtant pac découragé, dit conlldérant d'un cdté, que ta Neurologie eft de toutes les parties de l'Anatomie celle qui a le moins de détail. Si des ^ures un peu juftes, & de l'autre que j'ai en mt difpolttion un très grand nombre de cadavres; j'ai cm que pour rér pcmdre aux utiles intentitma & aux liges règlement de notre Augnfte & très éclairé Monuque, je devois m'efforcer à donner les plus exfr âes defcripdons & figures des nerfs, qu^il me feroît poQible. J'ai fuivi pas à pas la Nature, je ne m'en fuis pas tenu a une feule OUèrva- tion * f ù tâché de donner à mon travail toute la jufte0e , toute la précifion, & même toute l'elégince dont j'ai pu être capable. Dami nn Traité particulier j'ai d^a dit tout ce qui concerne les nerfs de U cinquième paire; aujourd'hui je me propofede Aire connoitre let per^ du viâge, & cela relativement à leur première couche, telle que la figure, .que j'en ai &it £ûxe avec ttmc le foin poffible, h leprelçate.

Sec- .

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SkCT ION I. . '^ /

Hfmtirques générants fur Ut Nerfs de U Fmu,

T ^

Il n'y a presque racune partie du Corps hum^n , qui foie do3ée comme le viâge, dVn aulTi grand nombre de petits rameaux nerveux^ qui correfpondent les uns aux autres d'une manière admirable. 'Ec cette abondance de nerft étoit néceflàire, pour que tant de mordes &